Monday, December 14, 2009

Moréri's Grand Dictionnaire



Louis Moréri's encyclopaedia, Le Grand Dictionnaire Historique, ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane (The Great Historical Dictionary, or Anthology of Sacred and Secular History) was first published in Lyon in 1674. It was mostly focused on historical and biographical articles. Within his encyclopaedia there is an entry on the de Büren family. The following excerpt comes from the 1759 edition. I have left it in French, only changing place names to their current spelling.


BUREN ( de ) famille noble et fort ancienne en Suisse, comme on le peut voir dans la cosmographie de Munstérus, a été considérable, et par divers emplois que ceux de cette famille ont exercés, et par diverses terres et seigneuries qu’elle a possédées.

ARNAUD de Buren était déja en haute estime l’an 1166, comme cela paraît par divers titres, et particulièrement par une transaction rapportée par Stumfius, dans la chronologie Suisse, page 306. Ses descendans se retirerent ensuite avec un grand nombre d’autres familles distinguées dans la ville de Berne, pour se mettre à couvert des vexations des comtes de Kyburg, et autres grands seigneurs de ce pays-là. Leur retraite fut suivie de divers emplois considérables qu’on leur donna, et leurs services ne contribuerent pas peu à l’accroissement de cette république.

JEAN, qui fut d’église; et CONRAD, avec Mathilde sa femme, firent de grandes libéralités pour la fondation de divers monastères du voisinage, vers l’an 1200.

NICOLAS & JACOB frères, avec Berte leur mère, se distinguerent aussi en oeuvres pies, pour les mêmes sujets, l’an 1274 et 1276. OTTON et Isabelle de Coudrefin fa femme continuerent aussi à faire des donations considérables à divers couvents, en terres et en fiefs, dont quelques aliénations furent autorisées par Isabelle, comtesse de Kyburg, en 1307.

PIERRE et RODOLPHE, frères et fils d’Otton, l'un consacré à l’église, l’autre du grand conseil souverain de la république de Berne, contribuèrent libéralement pour la fondation du monastère des dominicains de cette ville en 1326: leurs noms et armes y subsistent encore. JEAN, fils de Rodolphe, sénateur de la république en 1345, et seigneur de Morisried, près du lac de Brientz, qu’il acheta de Jean de Riggenberg, chevalier en 1356, eut pour fils JEAN, aussi seigneur de Morisried et de la baronie de Signau, qu'il acquit pour onze cens florins d’or en 1399. Il était aussi sénateur de la république, à laquelle il rendit des services importants. Ses descendants pendant dix générations, ont toujours été dans les premières charges de l’état.

On trouve dans cette famille vingt-deux sénateurs, et bannerets, qui en temps de guerre et de paix ont rendu des services considérables à la république, de même qu’à plusieurs rois et princes étrangers.

Ils ont aussi donné à l’église diverses personnes, qui y ont occupé des rangs considérables. LOUIS de Buren servait en qualité de capitaine dans les deux célèbres batailies de Morat et de Nancy, où Charles le Hardi, duc de Bourgogne, fut défait en 1476 et 1477. Il fut par ordre des Cantons, commandant du comté de Bade. Louis XII, roi de France, l’appella à son service, et lui donna, avec une compagnie Suisse, des emplois considérables dans son armée, pour la conquête du Milanais en 1499 et 1500. Il fut du grand conseil, sénateur et bailli du comté de Thoune.

NICOLAS, fut prieur de Cerlier, près de Neuchâtel. Agnès, abbesse de Gnadenthal ou Val-de-Grace dans l’Argovie, fut pour sa vie exemplaire béatifiée en 1405. ELISABETH, abbesse de l’isle de Saint-Michel à Berne en 1503.

DAVID, seigneur de Seftigen, et baron de Vaumarcus, dans le comté de Neuchâtel, qu'il hérita de Marguerite de Bonstetten son épouse, porta les armes dans sa jeunesse sous Frédéric-Henri, prince d’Orange, et dans l’empire, où il acquit de l’honneur. Il fut bailli de Lausanne et Romainmôtier en 1640 et 1650, puis sénateur et banneret de la république de Berne. En reconnoissance de ses services et de ceux de ses prédécesseurs, l’empereur lui conféra la dignité de baron dé l’empire, pour lui et tous ses descendants; et les lettres en furent enregistrées dans la matricule de l’empire.

JEAN-CHARLES, son fils, qui vivait encore vers la fin du siécle passé, baron de Vaumarcus , premier vassal et grand véneur des comtés souverains de Neuchâtel et Vallangin, a été bailli à Nyon, dans le pays de Vaud, près de Genève, sénateur et banneret depuis 1682. * Mém. manuscrits.

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