Thursday, October 7, 2010

Vaumarcus Bear Hunt


When I was a boy I often heard a story about how one my ancestor's was rumored to have killed the last wild bear in Bern. If true, it would be quite a dubious distinction since the bear is the beloved symbol of the city. I now believe the story to be false, but I think the tale became part of family lore thanks to an actual event involving a bear hunt led by my ancestor for the sovereign of Neuchâtel.

The story is taken from La Béroche: recherches historiques sur la paroisse de Saint-Aubin By Fritz Chabloz. It describes how in 1700, Baron Jean-Charles de Büren of Vaumarcus who was at the time the Grand Veneur de Neuchâtel (Responsible for the Royal Hunt), was instructed to organize a Bear Hunt for the Prince of Neuchâtel.


Diana, the Roman Goddess of the Hunt

Jean-Charles found a young bear in a tree near Gorgier. He ordered the men in his company to retrieve the bear. Finding his men unwilling, Jean-Charles climbed the pine tree himself, forcing the bear to go higher. They both found themselves at the top of the pine tree when the tree gave way and both the Baron and the Bear came tumbling down. The bear was taken to Vaumarcus, where he was released into the woods behind the castle and the hunt began. Many dogs were also released into the woods to track the bear only to return to the castle courtyard their tails between their legs. The hunt would continue without the benefit of the hounds who were too scared to venture anew in pursuit of their prey. The bear would outwit the hunters for a full 8 days until he ultimately met his maker.


"Cependant la Béroche était encore le coin du pays où l'on venait par tradition faire de grandes chasses. C'est ainsi que, dans la dernière année du XVIIme siècle, la grande chasse qui devait masquer les arrangements à prendre pour qu'un prince français devînt prince de Neuchâtel, eut lieu à Gorgier. C'est ainsi que le haut-gruyer, Charles-Victor de Büren, au commencement du XVIlIme siècle, découvrit, un jour qu'il se livrait au noble art de la vénerie, un ourson sur un sapin. — Il commanda au garde qui l'accompagnait d'aller faire descendre l'animal de son gîte aérien. Mais le garde était fort craintif, en vrai écureuil qu'il était; il s'en défendit tant qu'impatienté de Büren s'élança sur l'arbre et grimpa jusqu'à l'ours, qui monta plus haut. Arrivés tous deux au sommet du sapin, force leur fut de s'arrêter. L'ours voulut faire repentir son ennemi de sa témérité : il lui allongeait d'énergiques coups de patte. Le haut-gruyer ne savait d'abord comment se défendre, car un coup d'arquebuse lui semblait quelque chose de vulgaire ; il ordonna à son domestique de lui apporter une corde avec un nœud coulant. Puis au premier mouvement hostile de son antagoniste, il lui passa le nœud à une patte et l'attira à lui. L'animal résistait. Le chasseur, qui était grand et fort, dut employer toutes ses forces pour lui faire lâcher prise. Bref, après un violent craquement, la branche, la corde, l'ours, le baron, tout dégringola. Fort heureux que le sapin fût garni de branches touffues! On arriva sans grand mal au pied de l'arbre. Là les chasseurs parvinrent à lier le jeune ours avant qu'il fût tout à fait revenu à lui. Il fut conduit à Vauxmarcus et élevé dans la cour du château. Quand l'hôte du baron eut pris de la taille, le haut-gruyer invita ses amis à une chasse à l'ours. L'animal fut lâché dans la combe boisée derrière le château. Une meute où figuraient tous les héros de la gent canine neuchâteloise fut mise sur la voie et l'on sonna le lancé. Mais lorsque les chiens s'approchèrent et voulurent l'attaquer, l'ours en éventra trois ou quatre de sa robuste patte ; aussitôt toute la meute tourna dos en hurlant, et l'animal s'enfonça rapidement au fond des bois. Les chasseurs déconcertés durent continuer la chasse sans meute; maintenant que la bête était lâchée, il fallait l'abattre, car le Gouverneur avait rendu le haut-gruyer responsable des dommages que pourrait causer l'ours s'il venait à s'échapper. Ce ne fut que après huit jours de battue et de fatigues que les chasseurs purent sonner la mort de l'ours de Vauxmarcus."

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